PEAKY BLINDERS
plongée brutale et élégante dans le quotidien des gangsters britanniques
SYNOPSIS
En 1919, à Birmingham, soldats, révolutionnaires politiques et criminels combattent pour se faire une place dans le paysage industriel de l'après-Guerre. Le Parlement s'attend à une violente révolte, et Winston Churchill mobilise des forces spéciales pour contenir les menaces. La famille Shelby compte parmi les membres les plus redoutables. Surnommés les "Peaky Blinders" par rapport à leur utilisation de lames de rasoir cachées dans leurs casquettes, ils tirent principalement leur argent de paris et de vol. Tommy Shelby, le plus dangereux de tous, va devoir faire face à l'arrivée de Campbell, un impitoyable chef de la police qui a pour mission de nettoyer la ville. Ne doit-il pas se méfier tout autant de la ravissante Grace Burgess ? Fraîchement installée dans le voisinage, celle-ci semble cacher un mystérieux passé et un dangereux secret.
BANDE ANNONCE
https://youtu.be/KeMbv_MawLE
DÉTAILS
2013 - 2022 | 52 min | Drame, Historique, Policier
Créée par Steven Knight
Avec Cillian Murphy, Natasha O'Keeffe, Paul Anderson
Nationalité Grande-Bretagne
CRITIQUE
Dans la rue boueuse d'une cité ouvrière, un jeune homme au regard d'acier, habillé avec style, chevauche un majestueux étalon noir. Sur son passage, on s'écarte, on se cache, on s'incline. Les enfants le contemplent les yeux pleins d'admiration, les passants baissent la tête, la police le salue par son nom. En guise de couronne, il porte une casquette grise avec deux lames de rasoir cousues dans la visière (peak). Une arme redoutable.
Steven Knight, créateur de “Peaky Blinders” : “Je voulais mettre en scène une mythologie”
Thomas « Tommy » Shelby (Cillian Murphy) est le héros de Peaky Blinders, plongée brutale et élégante dans le quotidien de ces gangsters du Birmingham de l'entre-deux-guerres, impliqués dans les paris hippiques illégaux. Une série romanesque, esthétiquement remarquable, ancrée dans une réalité historique et sociale violente : le cœur de l'Angleterre industrielle où se tuaient à la tâche des hommes brisés, tout juste revenus des tranchées.
C'est dans ses souvenirs d'enfance que son créateur, Steven Knight, a puisé cette histoire. Il a grandi dans les quartiers pauvres de Birmingham, où ses parents côtoyaient les Peaky Blinders. « Ces hommes déambulaient dans les rues les plus sales impeccablement habillés, toujours tirés à quatre épingles, rapporte-t-il. C'était un moyen pour eux de se protéger, d'occulter le traumatisme des combats de la Première Guerre mondiale. » Peaky Blinders débute en 1919, narrant la lente ascension de la famille Shelby, sa lutte contre les gangs ennemis et contre l'inspecteur Chester Campbell (Sam Neill), flic droit dans ses bottes, débarqué de Belfast pour faire le ménage en ville. Un récit mafieux dont « la question centrale, toujours d'actualité dans la Grande-Bretagne du XXIe siècle, est de savoir si l'on peut s'extraire pour de bon d'un milieu social défavorisé », analyse Steven Knight.
Combats sanglants, manipulations, mensonges, Peaky Blinders mêle à la réflexion historique le thriller, la tragédie et la romance. Une richesse narrative symbolisée par l'évolution de Tommy Shelby, « bloc de glace hanté par la guerre, fermé aux émotions, et qui va progressivement fondre et redevenir humain », poursuit Steven Knight. C'est sa rencontre avec une serveuse intrépide, séduisante et mystérieuse, la bien nommée Grace (Annabelle Wallis), femme lumineuse infiltrée dans un monde d'ombres, qui permettra cette transformation. Son entrée en scène sous des flocons de cendres, en robe immaculée au milieu de la crasse, rappelle la marche de la Belle vers le château de la Bête. « Peaky Blinders est une sorte de conte de fées, reconnaît le créateur. Son intrigue est née des histoires que mes parents me racontaient quand j'étais petit. Vue à hauteur d'enfant, cette réalité criminelle épique se teinte d'un voile mythologique. Tout y est plus grand, plus impressionnant, plus beau. »
C'est la même logique d'émerveillement, le même regard enfantin capable de voir de la magie partout qui, selon Steven Knight, justifie une certaine esthétisation. « Dans Peaky Blinders, même ce qui est habituellement considéré comme laid peut être magnifié, explique-t-il. Une usine couverte de suie brille de mille feux ou devient mystérieuse dans ses volutes de fumées. » La série soigne chaque plan, travaille à l'excès la lumière, multiplie les cadrages originaux, sublime ses personnages aux gueules théâtrales, s'imposant à chaque nouvelle scène comme une des œuvres télévisuelles les plus formellement remarquables de ces dernières années. La musique anachronique qui accompagne ce conte mafieux en costume, celle de Nick Cave, de Tom Waits, des White Stripes ou de P.J. Harvey, se marie parfaitement à l'ambiance classieuse et brutale de la série. Une bande-son osée, à l'image d'une série où les partis pris les plus modernes et les faits historiques s'accordent dans un récit aussi crédible que romanesque.
VOUS AVEZ BON GOÛT !
Ce qui m'anime dans cette quête c'est la curiosité intellectuelle, le goût de la connaissance et l'envie de savoir. Si vous êtes comme moi, avec l'envie d'apprendre, aux rivages de la beauté musicale, picturale, poétique.
CULTURE JAI
(L'Histoire de l'Art en Musique)
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LES LUMIÈRES DE VERSAILLES
(Histoire Moderne en Musique)
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