vendredi 6 décembre 2019

THE CROWN


SYNOPSIS

La série se concentre sur la Reine Elizabeth II, alors âgée de 25 ans et confrontée à la tâche démesurée de diriger la plus célèbre monarchie du monde tout en nouant des relations avec le légendaire premier ministre Sir Winston Churchill. L’empire britannique est en déclin, le monde politique en désarroi… une jeune femme monte alors sur le trône, à l’aube d’une nouvelle ère.



DÉTAILS

Depuis 2016 / 58min / Drame, Biopic
De Peter Morgan, Stephen Daldry
Avec Olivia Colman, Tobias Menzies, Helena Bonham Carter
Nationalité U.S.A.


CRITIQUE

La sortie de la série "The Crown" avec une première saison haletante et très réaliste sur l'histoire de la monarchie, et aussi du couple formé par la reine Elizabeth II et le prince Philip, a séduit tout le monde. À cette époque, la reine, passionnée des séries, avait confié qu'elle aussi, regardait "The Crown". 

En effet, ce serait son quatrième enfant, le Prince Edward, qui aurait insisté pour qu'elle s'y mette. Si au départ, elle était nerveuse à cette idée, contre toute attente elle aurait aimé, déclarant être "séduite par la série, même si selon elle, certains évènements ont été dramatisés".

Avec l'arrivée de la saison 2 tant attendue, Matt Smith, l'acteur britannique qui incarne le prince Philip duc d'Edimbourg, a annoncé que le mari de la reine semblait beaucoup moins fan. Une nouvelle peu étonnante, étant donné que "The Crown" dresse le portrait d'une Elizabeth II forte et totalement dévouée à la couronne, alors que la personnalité du prince Philip est moins avantageuse...


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MARSEILLE
(la série Netflix)


SYNOPSIS

Robert Taro est maire de Marseille depuis 25 ans. Les prochaines élections municipales vont l'opposer à l'homme qu'il avait choisi pour lui succéder, un jeune loup aux dents longues. Les deux candidats vont se livrer un combat sans merci au terme duquel un seul sortira vainqueur. Une lutte au couteau s'engage, tournant autour de la vengeance et animée par les barons de la drogue, les politiciens, les syndicats et les acteurs politiques de la ville.



DÉTAILS

Depuis 2016 / 52min / Drame
De Dan Franck, Florent Siri
Avec Gérard Depardieu, Benoît Magimel, Géraldine Pailhas
Nationalité France


CRITIQUE
Pourquoi la série de Netflix a viré au fiasco ?

L’affaire s’est soldée par un gros chèque. Celui que l’écrivain et scénariste Dan Franck a ­obtenu du producteur Pascal Breton pour plier bagage avant même que le tournage ne débute, en avril 2017. Une séparation pas du tout à l’amiable : celui qui devait signer le scénario a en effet exigé que son nom ne soit mentionné au générique que comme créateur. “J’ai téléphoné à Sam (son agent, NDLR) pour lui dire que je renonçais aux autres crédits qu’il avait négociés : la direction artistique, le scénario et les dialogues”, écrira-t-il ensuite dans un curieux livre making of. Pas assez fier du résultat pour revendiquer l’histoire.

Ce conflit d’ego illustre les conditions rocambolesques dans lesquelles a été réalisée la saison 2 de “Mar­seille”, la série du géant Netflix, disponible depuis février sur sa plateforme. La comédienne Stéphane Caillard, que les Américains adoraient et qui devait être le pilier de cette saison, n’a pu tourner que trois épisodes (elle joue la fille du maire) pour d’obscures raisons juridiques.

Le club de foot de la ville, qui s’appelait OM dans la saison 1, est devenu le Sporting Marseillais dans la 2, le vrai club ayant refusé qu’on l’associe ­encore à ce soap. Un réalisateur, ­programmé pour assurer une partie du tournage, a été débranché plus vite que prévu. Mais surtout, l’éla­boration­ du scénario, sous la gouverne de Dan Franck, donc, a tourné au mauvais feuilleton. Heureusement, il n'y aura pas de saison 3, Netflix ayant confirmé ce vendredi qu'il arrêtait les frais.


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vendredi 29 novembre 2019





DIX POUR CENT
(l’autodérision du cinéma français)



SYNOPSIS

Quatre agents de comédiens, aux personnalités hautes en couleur et aux vies personnelles compliquées, se battent au quotidien pour trouver les meilleurs rôles pour leurs prestigieux clients. Quand Camille, la fille illégitime de l'un d'entre eux, débarque à Paris pour chercher un boulot, cette dernière est alors plongée dans le quotidien mouvementé de l'agence et nous fait découvrir à travers son regard naïf les dessous de la célébrité...




DÉTAILS
Depuis 2015 / 52min / Comédie
De Fanny Herrero
Avec Camille Cottin, Thibault de Montalembert, Grégory Montel
Nationalité France

CRITIQUE

Dix pour cent est née d’une une idée originale de Dominique Besnehard et Michel Feller, qui ont été agents, et connaissent bien ce milieu.

C’est sans doute la raison pour laquelle, même si l’histoire est largement romancée, la part d’authenticité y est tant perceptible : j’y crois, aux coulisses du métier, telles qu’elles sont présentées dans cette série.

Entre hommes à tout faire, super-héros, négociateur et magicien, les agents d’ASK changent de casquette en permanence.

Leurs histoires dévoilent la complexité de leur univers, et je ne ressors pas déçue de cette immersion dans les coulisses des paillettes et du strass de la montée des marches.


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vendredi 22 novembre 2019


LE PHOTOGRAPHE 
DE MAUTHAUSEN

Le photographe de Mauthausen 
ou l’incroyable histoire des photos des crimes nazis




SYNOPSIS

Le Photographe de Mauthausen (El fotógrafo de Mauthausen) est un drame historique espagnol produit et réalisé par Mar Targarona, sorti en 2018. Il s’agit d’un portrait de l’ancien déporté espagnol Francisco Boix, photographe au service d'identification du camp de concentration de Mauthausen en Haute-Autriche. 

En 1943, en fonction de leur passé républicain et de leur engagement contre le franquisme en Espagne, allié du Troisième Reich, ils sont alors considérés comme des prisonniers politiques, le jeune Francisco Boix, photographe de métier, est affecté au service d'identification du camp de concentration de Mauthausen sous le commandement de Franz Ziereis, et bras droit de Paul Ricken, le gardien de Mauthausen. Témoin de l’horreur, il tente au jour le jour de cacher des négatifs qui prouvent crimes et abus commis à la campagne à la fin de la guerre. Il a également réalisé de nombreuses photographies de Mauthausen après la libération en mai 1945 et a témoigné au procès de Nuremberg. 




DÉTAILS

Titre original El fotógrafo de Mauthausen
Réalisation Mar Targarona
Scénario Roger Danès
Alfred Pérez Fargas
Acteurs principaux

Mario Casas
Richard van Weyden
Alain Hernández
Sociétés de production Rodar y Rodar
Pays d’origine Drapeau de l'Espagne Espagne
Genre drame historique
Durée 110 minutes
Sortie 2018



CRITIQUE DU FILM

L’Histoire des camps de concentration nazis fait régulièrement ressurgir des histoires improbables mais vraies. Celle de Francisco Boix en fait incontestablement partie. Ce jeune républicain fuit l’Espagne franquiste en 1939 et s’engage dans l’armée française après un passage en camp de rétention. Capturé par les Allemands, il ne prend pas le chemin du Stalag (où sont retenus les soldats français) mais celui de Mauthausen. Comme Dachau, ce camp n’est pas un camp d’extermination mais de concentration et de travail, ce qui ne signifie nullement que les conditions de vie soient acceptables. Au contraire, les prisonniers sont soumis à la sous-nutrition, aux coups, à la cruauté permanente, aux expérimentations médicales barbares, à l’entassement dans des baraquements de fortune, aux maladies et au travail harassant. La mortalité est élevée tant les organismes sont affaiblis et les sévices fréquents et sans limites. Le récit de la vie quotidienne dans ce camp est très similaire au récit fait dans Ma Guerre (Tiburce Oger et Guy Pierre Gautier – Rue de Sèvres) sur la vie des déportés à Dachau. Survivre dans cet enfer tient du miracle ou de la chance.

Boix va en avoir en rencontrant Paul Ricken, un nazi fanatique, professeur d’esthétique et responsable du service photographique du camp. Ce service est là pour faire des photos des détenus à leur entrée et des SS qui travaillent au camp. Ancien photoreporter, Boix est vite remarqué par Ricken par son aisance technique. Ce dernier décide de l’employer comme aide et laborantin pour un travail très spécial : photographier de la façon la plus esthétique possible les différentes façons de mourir à Mauthausen. Absolument dingue. Mais les camps font sauter toutes les barrières, réduisent à néant toutes les inhibitions que la société élève pour assurer l’harmonie. Dans ce contexte, un homme peut avoir pour projet de tenir le journal visuel des horreurs qu’il contribue à perpétrer. Boix se retrouve aux premières loges du délire meurtrier des nazis, il comprend très vite qu’il a « la chance d’avoir les preuves de tout ça ». Risquant très gros, mettant en danger la vie de ses compagnons sur qui pourraient retomber des représailles, il commence à tirer plus d’images qu’il ne faut et à les cacher, puis à les faire sortir du camp.

En 1945, il est appelé comme témoin au Tribunal de Nuremberg. Là-bas, son témoignage ne lui semble pas assez pris au sérieux. Pourtant, ses clichés font condamner Ernst Kaltenbrunner en démontrant qu’il connaissait les camps puisqu’il qu’il y était déjà venu et s’y était fait photographier…



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jeudi 31 octobre 2019


LA DAME DE FER
L'ex-premier ministre britannique est décédée à l'âge de 87 ans. Si le biopic qui lui a été consacré l'an passé n'était pas du goût des conservateurs anglais, il dressait le portrait d'une femme intraitable qui avait «les yeux de Caligula et la bouche de Marilyn Monroe».


SYNOPSIS

Margaret Thatcher, première et unique femme Premier ministre du Royaume-Uni (de 1979 à 1990), autrefois capable de diriger le royaume d’une main de fer, vit désormais paisiblement sa retraite imposée à Londres. Agée de plus de 80 ans, elle est rattrapée par les souvenirs. De l’épicerie familiale à l’arrivée au 10 Downing Street, de succès en échecs politiques, de sacrifices consentis en trahisons subies, elle a exercé le pouvoir avec le soutien constant de son mari Denis aujourd’hui disparu, et a réussi à se faire respecter en abolissant toutes les barrières liées à son sexe et à son rang. Entre passé et présent, ce parcours intime est un nouveau combat pour cette femme aussi bien adulée que détestée. 


DÉTAILS

Date de sortie 15 février 2012 (1h 44min)
De Phyllida Lloyd
Avec Meryl Streep, Jim Broadbent, Susan Brown plus
Genres Biopic, Drame, Historique
Nationalités britannique, français

CRITIQUE

Le film s’ouvre de nos jours sur une Maraget Thatcher âgée, tenue à l’écart par son entourage dans une confortable tour d’ivoire. En proie à de sévères pertes de mémoires et à quelques accès de démence où son défunt mari, Denis (Jim Broadbent) lui rend visite pour discuter, Maggie se remémore les grandes étapes de son passé. De sa ville natale de Grantham, où elle aide à la boutique de son père épicier durant la seconde guerre mondiale, jusqu’à son ascension fulgurante à la tête du pays, la vieille dame qu’elle est devenue replonge dans son passé pour mieux combattre le mal qui la ronge aujourd’hui.


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vendredi 11 octobre 2019


LA PEAU DOUCE
film de François Truffaut de 1964 
UNE RÉFLEXION MODERNE 
SUR LE COUPLE


SYNOPSIS

Au cours d'un voyage à Lisbonne, où il doit donner une conférence sur Balzac, Pierre Lachenay s'éprend de Nicole, une hôtesse de l'air. Lorsque son épouse Franca apprend cette liaison, Pierre décide de divorcer. 




DÉTAILS

Date de sortie 20 avril 1964 (1h 55min)
De François Truffaut
Avec Françoise Dorléac, Jean Desailly, Nelly Benedetti plus
Genres Drame, Romance
Nationalités portugais, français


CRITIQUES

La Peau douce est produit et réalisé rapidement, en attendant que Truffaut puisse tourner un projet plus compliqué à monter, son film de science-fiction Fahrenheit 451 d’après le roman de Ray Bradbury. La Peau douce prend comme point de départ un fait-divers découvert dans un journal, le meurtre au fusil de chasse d’un mari infidèle par sa femme trompée. Truffaut aimait puiser dans la presse les arguments de ses films, tout autant que dans les livres ou sa propre vie. Au-delà de son sujet, l’adultère, Truffaut injecte des éléments autobiographiques dans La Peau douce, comme dans la plupart de ses films. Il n’est pas difficile de rapprocher les mésaventures sentimentales de Lachenay, écrivain à succès, avec celles de Truffaut, cinéaste à succès.

Nous sommes pourtant loin de toute complaisance ou narcissisme, au contraire. La Peau douce est sans doute le film le plus sec, le moins romantique de Truffaut. Le personnage de Lachenay apparaît comme un personnage pathétique, complètement dépassé par la situation, incapable de prendre les bonnes décisions ou de raisonner, le comble pour un intellectuel spécialiste de Balzac et des grands romanciers français, fins analystes de la passion amoureuse. Lachenay commet toutes les erreurs possibles, il s’enfonce dans un mélange de culpabilité et de veulerie. Le choix d’un acteur issu de la Comédie-Française et au cinéma de la fameuse « Qualité française » vilipendée par Truffaut, Jean Desailly (qui s’entendra d’ailleurs fort mal avec le réalisateur) au physique un peu mou vient souligner ce manque d’empathie que l’on est en droit de ressentir pour Lachenay. Les personnages féminins eux aussi distillent un sentiment de malaise, entre une épouse hystérique et trop sûre d’elle et une maîtresse immature et inconséquente (superbe Françoise Dorléac, dans son plus beau rôle).

La Peau douce est aussi – et surtout – un sommet dans l’œuvre de Truffaut en raison de la précision de sa mise en scène. Truffaut vient de terminer son livre d’entretiens avec Alfred Hitchcock, dans lequel il décortique, avec la complicité du maître, l’art de la mise en scène du réalisateur des Enchaînés. La Peau douce est sans doute le film le plus hitchcockien de Truffaut, qui se souvient de certains préceptes de Hitchcock sur le suspens dans ses thrillers policiers ou d’espionnage en les appliquant à une triviale histoire d’adultère ancrée dans la réalité française. Le premier moment de trouble entre les deux futurs amants dans un ascenseur d’hôtel, leur fugue contrariée dans une petite ville de province et d’autres séquences encore procèdent à une dilatation du temps, à un jeu des regards et des non dits directement influencés par le cinéma de Hitchcock. Ainsi Truffaut exprime-t-il avec autant de fièvre dans La Peau douce sa passion du cinéma et son amour des femmes. Sans oublier les détails érotiques qui parsèment le film, fixations fétichistes sur des détails vestimentaires de sa maîtresse, les chaussures à talons hauts qu’elle met dans l’avion, la jupe qu’elle enfile en vitesse car son amant est contrarié de la voir en jeans, les bas retenus par des porte-jarretelles. Avec la complicité de ses complices habituels le directeur de la photographie Raoul Coutard et le compositeur Georges Delerue, particulièrement inspirés, François Truffaut réalise un chef-d’œuvre, capable de nous bouleverser davantage à chaque nouvelle vision.


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vendredi 4 octobre 2019


À LA POURSUITE 
D'OCTOBRE ROUGE


SYNOPSIS

En 1984, l'URSS lance un sous-marin de conception révolutionnaire. Tous les services secrets américains sont sur les dents. Le capitaine Ramius, l'as de la marine soviétique, chargé des premiers essais en mer, exécute l'officier politique chargé de la surveillance du bâtiment et met le cap sur les États-Unis. Les marines des deux grandes puissances sont à sa poursuite, et personne ne connait ses intentions : revanche, provocation, geste de démence ou de paix ? 




DÉTAILS

Date de sortie 29 août 1990 (2h 15min)
De John McTiernan
Avec Alec Baldwin, Sean Connery, Scott Glenn plus
Genres Aventure, Action
Nationalité américain


CRITIQUE

Adaptation éponyme du premier roman d’espionnage/techno-thriller de Tom Clancy et premiers pas à l’écran de son héros phare Jack Ryan, 

A La Poursuite d’Octobre Rouge est un film surprenant par bien des aspects. Mis en scène par un John McTiernan auréolé des succès explosifs de Predator et Die Hard, ce film d’espionnage en pleine guerre froide est sorti alors que cette dernière s’achevait (les anecdotes sont connues mais Sean Connery failli refuser le rôle en trouvant le synopsis irréaliste au vue de la pacification du conflit et un panneau d’ouverture dû être placé pour recontextualiser l’intrigue en 1984). 

Le film connut un destin curieux, à la fois culte pour une poignée de cinéphiles mais ne jouissant aucunement du statut mythique des aventures d’Arnold Schwarzenegger ou de Bruce Willis, immense succès public à l’époque mais douché froidement par une critique trouvant le film trop ennuyeux, un comble pour le pape du cinéma d’action hollywoodien des 90’s, avortant une hypothétique trilogie avec Alec Baldwin dans la peau de Jack Ryan (remplacé très vite par Harrison Ford devant et Philip Noyce derrière la caméra suite à un désaccord de scénario de la part de McTiernan et  ).



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